Cédrick VANNIER

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Les multiples figures des gens dans leur quotidienneté autour et au dedans d’une séquence : un moment habitant le banal et l’hospitalier, événement sportif (ici, là, spectaculairement plus rare…), un bar, la rue, un jardin, une piscine… Des gens, des enfants, un chi en, qui, dans leur ensemble, happés par le peintre et son oeil premier muscle d’une brosse à tête bio géométrisante et qui réinterprètent et compo sent sur la toile de la vie et le châssis de l’ordinaire… des corps, des femmes, des hommes, qui demeurent, instants taillés, scènes soudain figées, au devant et au dedans de la mire de Cédrick Vannier, d’abord spectateur enjoué, oeil dégagé mais scrupuleux, ainsi que le scruta teu r aguerri puis interprète original et généreux. Alors l’artiste tisse les traits acérés ou sereins aux façades, aux pignons, aux toits et au x a rbres, aux cieux aussi.

Autant d’environ nements et d’aires qu’il refigure et auxquels il reconstruit, comme à leurs occupants, de longues rides et des rondes landes, des faciès en arêtes et découpes de fonds en façades visages : des fonds faits faces où peaux et pierres se fondent et s’enlacen t par le passage de lourdes et larges traces qui figent les instants tannés des lignes et des masses, aplats tirés à la fronde des Vies instantanées.

D’abord épreuve photographique ou premier document d’observation, l’image mécanique ou numérique promise à la transformation, comme passant par les mains d’un Prométhée, du limon photographié, la peinture, par les pinceaux de l’artiste, apex des brosses sui van t la danse de l’image sur la toile projetée, va remodeler, étirer, rehausser, étaler, ressusciter : ériger les premiers traits de l’image i nst antanée en un portrait peint, une huile, couleurs et caractères alors achevés…

Cédrick Vannier nous offre à regarder un spectacle de l’humanité sans endiguer, ou « sociologiquement embrigader » le spectateur. Ne ressent on pas à l’observation de ces scènes et portraits, la pudeur et l’humanité d’un témoin pour qui les pinceaux succédant aux ye ux, sont autant de salutations et d’hommages rendus à l’immédiate accessibilité des femmes et des hommes qui vivent nichés aux confins du comment, et du peut être, parfois, du souvent, et de la réminiscence d’être Homme ?

 

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