CharlElie COUTURE « Urban Blue »

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Exposition : jeudi 12 au dimanche 29 septembre 2019

Vernissages : mercredi 11 septembre de 18h30 à 21h30 et dimanche 15 septembre de 16h à 19h

Les uns avec les autres, les uns contre les autres. Tout contre. Besoin de se sécuriser et de  trouver des réponses. Les êtres se regroupent pour vivre ensemble, vivre en ville. La raison prend le dessus sur l’imaginaire. Prendre le contrôle sur ce qui nous entoure. On craint le hasard.

Au paroxysme des villes occidentales New York obsédée par le futur, se tourne toujours vers l’avenir, tandis que Paris se défend en préservant son patrimoine... Les villes ont leur identité, leurs couleurs, mais aussi leurs symboles, leur ADN. Les villes bougent, elles évoluent, elles mutent et se transforment aussi changeantes que des personnages vivants. Et les humains bipèdes à position verticale sont comme les globules qui se déplacent au rythme des jours dans les artères citadines.

Oui, nous vivons dans un monde d’intentions, un monde construit, pierre après pierre, mur après mur et de nos jours les émotions peinent à trouver leur place dans les rares interstices de Liberté, laissés par un certain matérialisme qui se veut efficace plutôt que sensible.

Les villes partent en vrille quand les hommes choisissent de soumettre la Nature à leurs desideratas mégalos. Oui les désirs sont des objectifs à atteindre.
Les perspectives urbaines que je peins sont des métaphores symbolisant les challenges de notre ambition.
Se fixer l’utopie comme objectif, quand le regard se perd dans la peinture. Atteindre un rêve, à l’horizon d’une vie, à ce point d’absolu où se rencontrent l’air et la terre, comme le point de conjonction entre l’abstraction d’un monde spirituel insaisissable, et la réalité tangible d’une existence construite.

C’est ce qu’évoquent les bleus des ciels urbains que je présente dans l’exposition proposée chez Arnaud Bard. Ces Bleus qui ne sont ni ceux de Fra Angelico, ni ceux d’Yves Klein, ni ceux de David Hockney ou de Jacques Monory, mais peut-être un peu tout cela à la fois.
Comme celle qui nous illumine quand on sort du tunnel, j’ai longtemps pensé qu’il y avait une belle lumière au bout du tunnel. Bien sûr ce tunnel est celui des idées noires, du marasme et de l’inquiétude face aux pressions d’une société contraignante. Quand les murailles sombres se dressent comme des remparts. Alors on se « retrouve perdus », suivant aveuglément la ligne qu’on s’est fixée, une ligne de conduite, un chemin moral, ou un devoir à accomplir.

Oui, les villes sont à l’image des passions, celle de l’or pour certains, celle de la matière pour d’autres, passions amoureuses ou passions charnelles, ou encore passion de la Liberté, ou passion de l’Art et de la Poésie, qui veut qu’on interprète ses émotions.
L’ART et la Poésie épongent les bleus de l’âme.
Un regard multiste au coeur de cette première exposition à la galerie Arnaud Bard.
« Carte blanche » m’a-t-il proposé pour Septembre 2019,
Alors je lui ai répondu :
- Chiche, disons : carte d’un ciel urbain... « carte Urban Blue ».

 

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