Art SHONA

  • B. Goga – ‘FAMILY’ – 57 x 28 x 18 cm
  • Bonjisi – ‘HEAD’ – 70 x 24 x 17 cm
  • D. Bangura – ‘HEAD’ – 41 x 24 x 10 cm
  • F. Akuda – ‘GIRL’ – 41 x 21 x 10 cm
  • F. Akuda – ‘NURSE’ – 35 x 14.5 x 12 cm
  • F. Akuda – ‘VERY VERY OLD FISH’ – 11 x 30 x 8 cm
  • Fernando – ‘BUSH’ – 62 x 31 x 10 cm
  • M. Gunja – ‘FAMILY’ – 50 x 16 x 6 cm
  • N. Chakawa – ‘FAMILY’ – 35 x 30 x 7 cm
  • N. Chakawa – ‘FAMILY’ – 40 x 23 x 6 cm
  • T. Musonza – ‘SPIRIT’ – 41 x 23 x 6 cm
  • W. Musonza – ‘HEAD’ – 32 x 18 x 9 cm

C’est à la fin des années 50 que née au Zimbabwe un mouvement artistique contemporain sans précédent : l’Art Shona.

En 1957, Franck Mc Ewen, alors directeur de la National Gallery de Salisbury, crée un atelier clandestin dans les sous-sols afin offrir une formation artistique aux gardiens issus de la population locale. Arrivé lassé du monde artistique occidental et des non-valeurs qu’il n’a de cesse de dénoncer, il a le désir de rencontrer un art nouveau. Ce désir va trouver écho dans le contexte politique du Zimbabwe où le gouvernement de Salisbury opprime la population. L’initiative de Mc Ewen, amis de Picasso, Moore et Giacometti, va bientôt être rejoint par Tom Blomfield qui fonde la première communauté de sculpteurs à Tengenenge.

Le mouvement Shona explose vite à la face du monde et compte des soutiens parmi les hommes les plus influents du monde de l’art : Daniel Henry Kahnweiler (promoteur de Picasso), Tristan Tzara (fondateur du Dadaïsme), Roland Penrose (président du très prestigieux « London Institute of Contemporary Art »), et bien d’autres. Les artistes Shona sont exposés dans l’Europe entière et, en 1983, le Sunday Telegraph juge que « sur les dix meilleurs sculpteurs mondiaux, cinq proviennent du Zimbabwe ». Le Town & Country Magazine de Londres témoigne de l’importance de l’art Shona dans l’art contemporain : « Picasso était un admirateur de la sculpture Shona ; on découvre aujourd’hui que son travail en a été influencé. ».

Le Zimbabwe, bien qu’étant littéralement la « Maison de la Pierre », ne connaît plus de références artistiques depuis près de 5 siècles. Seule demeure une mythologie transmise oralement. L’art Shona, qui devient dès les années 80 l’Art Contemporain du Zimbabwe, né donc libre de tout cadre mais bercé d’histoires millénaires. Il est à noter que ce mouvement s’est développé en dehors des thèmes habituels de la sculpture classique africaine. C’est de la serpentine extraite du bush et de la tradition orale du Zimbabwe que vient l’inspiration de ces artistes, nous insufflant à tous une forme de sagesse des plus simple : humaine, maternelle, protectrice.

« La sculpture contemporaine du Zimbabwe est le mouvement artistique le plus important qui ait surgi d’Afrique au cours du XXème siècle » Newsweek

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